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La voie des fantômes – Chapitre 4

La voie des fantômes – Chapitre 4

22 août 2015 13 h 57 min0 comments

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D’abord, on aurait dit que le véhicule de tête se faisait aspirer par un trou dans le sable, parfaitement circulaire, comme un siphon. Mais lorsqu’il fut à moitié avalé, la chose apparut. Ça ressemblait à un scorpion à qui on aurait coupé la queue, une carapace de cuivre chitineuse, en plaques successives qui s’imbriquaient parfaitement. Un chef d’oeuvre de mort qui grimpa sur le toit à facette du char d’exploration et entreprit de le désosser, tout en précision et en vitesse. Des plaques bleues salies volèrent, l’une d’elle fractura la vitre de la cabine alors que Turkey faisait une embardée pour l’éviter. Un jet d’un liquide rouge et là c’était un bras tranché net qui tomba. Dans un moment d’acuité rare et précieux, Kestrel comprit qu’il s’agissait de celui de Myrddin, les muscles fins et un peu avachis cachés derrière une épaisse toison, et la montre de prix au poignet, puis il comprit aussi qu’il ne reverrait jamais le pirate américain. Et pas plus ses compagnes de voyage, quand on y pensait.

Pendant que le monstre de métal s’acharnait sur sa proie, Turkey le dépassa et fonça plein gaz dans les dunes, ce qui ne signifiait pas grand chose avec ces chenilles. Shadow avait déjà le corps à moitié dehors, sur le toit, par l’écoutille, et arrosa le drone avec son fusil préféré, celui qu’il portait lors de l’attaque de la base. En pure perte, l’armure était trop résistante.

« — Chargeur !

— Quoi ?

— Le rouge, alimente-moi ! »

Chargeur rouge, balles perforantes à haute vélocité, cinq centimètre d’explosifs concentrés. Ce coup-ci, ça donna quelques résultats. Les impacts commencèrent à fleurir sur le blindage et le monstre dégringola du char. Il se retourna et l’une de ses pinces laissa entrevoir l’embouchure d’une mitrailleuse qui cracha en réponse. Shadow se baissa pour laisser passer l’orage, on aurait dit qu’il avait failli s’en prendre une.

« — Sors-nous de là !

— J’essaie, mais ce tas de boue n’avance pas ! »

Kestrel se tourna vers l’oeil aveugle de la webcam plantée dans la paroi avec la certitude que ce qui se cachait derrière devait réagir.

« — Jean-Charles, fais quelque chose, n’importe quoi ! C’est une machine ce truc !

— Comme moi tu veux dire ? Si on oublie que j’ai trente ans de retard sur ses protocoles de mission, les séries Fouisseur passent en mode autistique avant d’attaquer.

— Alors tu peux rien faire ?

— Si. Dis à ton pote de faire assez de trou avec sa mitraillette pour que le drone appelle sa base. Je me charge du reste.

— Shadow, défonce-le ! »

Pour une raison qui échappait à tout le monde, le monstre semblait concentré sur le véhicule de tête, et Shadow en profita pour faire exploser l’une de ses unités motrices d’une cartouche bien placée. De temps en temps, il se planquait pour éviter une rafale. Le drone disposait de quatre rangées de chenilles dans l’axe de sa carapace afin de se lancer dans les tunnels qu’il creusait avec ses pinces, dans le genre rapide. Puis une balle lui dégomma un manipulateur, le faisant glisser sur le côté, dévoilant une carcasse éventrée dans laquelle il ne devait plus rien rester d’humain.

« — Il émet. 20 secondes.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je vais lui crier très fort dans les oreilles.

— De quoi ? »

Super réplique, Kestrel, vraiment, très spirituel. Du coup tu loupes le moment où le drone se pète la gueule comme une araignée sur laquelle on viderait une bombe d’insecticide, les pattes qui battent dans le vide alors qu’il tente d’en reprendre le contrôle, tous ses canaux de communication brouillés. Fallait pas appeler maman, ducon. Turkey en profita pour foncer tout droit hors de portée, rejoindre les rochers.

La dernière chose que vit Kestrel, c’était le drone qui se remettait sur pied et retournait dans son trou. Il ne restait que le cadavre déchiqueté du véhicule de tête et, probablement, les corps de Morgane, Myrddin et Iridia, perdus dans les décombres. C’est en comprenant ça que Kestrel ne trouva rien de mieux à faire que de hurler.

*

« — Mais c’était quoi ce machin ? Et d’où il sort ? C’est dingue, c’était pas du tout prévu ce merdier ! »

Turkey avait roulé tout droit comme s’il avait les chiens de l’enfer aux fesses. Ce qui n’était pas stupide, par certains côtés. Une fois arrivé sur un bon gros plateau rocheux solide sur 400m de fond, il avait collé le pilote automatique et rejoint ses camarades à l’arrière. Entretemps, Kestrel s’était remis de sa seconde crise de panique, et Shadow avait rempli son flingue, pas trop impressionné. Quand à Jean-Charles l’IA, bien malin qui aurait pu deviner ce qu’elle faisait à l’intérieur du gros boîtier. Mais il était indéniable qu’elle faisait quelque chose vu qu’elle la fermait, alors que d’ordinaire elle n’arrêtait pas de causer. Au moins, fallait admettre que c’était reposant, jusqu’à ce qu’elle se réveille.

« — Un drone SQ-3, un Fouisseur. Il a été conçu pour traquer les insurgés lors de la troisième Guerre du Golfe. 60km/h en vitesse de pointe. Profondeur 350 mètres. Blindage titane-céramique de de centimètres d’épaisseur. Deux mitrailleuses de calibre 7,62. Deux roquettes à charge creuse de 40mm.

— Ça ira JC, pas la peine de nous lire sa fiche Wikipédia.

— Les données proviennent du bon de livraison de la Diamond Corporation. J’ai stocké leurs informations lorsqu’ils m’ont capturé.

— Et tu pouvais pas nous prévenir qu’on allait se prendre un drone dans le cul ?

— La clé d’activation doit être chargée localement pour éviter que l’arme ne soit retournée. En clair, si vous aviez fait votre boulot et bien supprimé tous les gardes, on en serait pas là. Mais bon, étant donné que la responsable de ce désastre était dans l’autre véhicule, j’imagine que la question est réglée. »

Shadow dégomma l’interrupteur des enceintes d’un coup de poing, y laissant l’empreinte de ses phalanges renforcées. Ça, c’était une émotion, alors qu’on ne l’avait a priori pas configuré pour en avoir. Lorsqu’il se leva, du haut de ses deux mètres qui rentraient dans le plafond, Kestrel et Turkey se sentirent petits, très petits. Quelqu’un reprenait les rênes.

« — Nous venons de perdre des personnes estimées. »

Assertion discutable.

« — Mais nous ne devons pas nous détourner de notre chemin. Il nous faut un itinéraire pour rejoindre le point de rendez-vous sans dangers.

— Alors rallume l’emmerdeur, il traitera les plans plus vite.

— Sa voix me tape sur les nerfs, on fera sans. Ligne de vue dégagée sur un demi-kilomètre, et du solide en profondeur. Ça vous semble faisable ?

— Je vais voir ce que je peux faire avec les cartes topographiques. Mais ça peut prendre du temps, toute cette région n’est qu’un gruyère de sable et de pierre. Il pourrait jaillir de n’importe quel puits d’ici à la frontière égyptienne. »

Désert de merde, saloperie de tas de sable, ils étaient piégés, comme des poissons dans un filet. Kestrel ne voyait pas les mailles mais il les sentait se resserrer, là, tout près, prêtes à l’étrangler. Et quelle que soit la direction qu’ils prendraient… Le drone avait des routines de réparations. Il avait des senseurs de traque, si performants qu’ils pouvaient repérer une souris à la surface d’une plaine, les insurgés d’Al-Anbar l’avaient appris à leurs dépends. Il avait bouffé Iridia, bordel ! Il avait avalé tout cru, et c’était la plus dure de toutes les salopes que Kestrel avait connu, il le savait. Si elle n’avait rien pu faire, de quoi lui pourrait-il être capable ? Il n’était pas à la hauteur, il n’était bon à rien, juste un trou, une larve rampante. Bon à crever.

C’était pas ça le plan, Kestrel ? Sortir de ta zone de confort ? Bah maintenant que t’y es, arrête de geindre et fais quelque chose. Plein le cul de te voir pleurnicher.

« — Trouve-nous un chemin. Turkey, tu restes dans les zones sûres, et tu gardes un oeil sur les sismos. Je vais voir si la boîte de conserve peut nous refaire son tour de magie. Tout à l’heure. »

Le temps est passé dans le vent. Ils roulèrent à pas de loup et en zig-zag, suivant les reliefs les plus épais. Kestrel bossait dur, il avait de la matière. Cinquante ans de cartes topographiques, de plans de prospections, de projections militaires sorties de Dieu sait où. Là, il était dans son élément, à avaler les données, les mastiquer, en recracher certaines, en garder d’autres dans un coin, pour plus tard. Non pas qu’il y connaisse grand chose à la géologie, par ailleurs, mais ça venait, petit à petit. Il suffisait de lire et relire le code, les symboles, les allusions d’initiés, jusqu’à ce que tout cela prenne un sens. Après, ce n’était rien de plus qu’un labyrinthe étalé sur plusieurs feuilles où il traçait des itinéraires. Un travail long et patient, d’autant qu’il dû s’y reprendre à trois fois après que Turkey eut raté l’embranchement imaginaire. Mais au matin, après une nuit chargée aux amphétamines militaires, il avait l’itinéraire. Il avait la carte.

Entre-temps, Shadow s’était planté sur le toit pour passer ses nerfs, en embuscade. Il avait bien profité des optiques de vision nocturne qu’on lui avait implanté, ne redescendant que rarement, lorsqu’il prenait trop de sable dans la gueule. Il tirait la tronche. Plutôt crever que de l’admettre, mais il avait l’air ébranlé, défoncé à la déprime. Il n’était pas prêt à voir la moitié de son équipe mourir d’un coup, comme ça, sans prévenir.

Finalement c’était Turkey qui s’en sortait le mieux. Un craquage de câbles et ça repart. Plutôt solide, dans son genre. Le genre désintégré.

« — On a quoi ? »

Le Shadow la tête dans le cul tenait tout de même à prendre la direction. Il avait besoin d’un café mais fallait pas y compter. Pas question de récupérer assez d’eau en roulant toute la nuit. Fallait finasser.

« — On a un plan qui devrait faire l’affaire. Il nous fait faire une grande boucle au Nord pour redescendre ensuite, passer derrière notre cible et revenir. Sinon, faut se faire un kilomètre et demi en ligne droite, à découvert, vitesse réduite pour ne pas s’enliser. Du suicide avec cette horreur qui rode à nos trousses.

— Il est toujours là ?

— Ouaip. » répondit Turkey. « Écho faible mais constant. Il n’essaie pas de s’approcher, même si on doit passer à portée de roquettes de temps en temps. Même si je ne sais pas pourquoi, il n’a pas l’air de vouloir nous attaquer pour l’instant.

— J’aimerais bien savoir ce qu’il trafique…

— Dommages organiques uniquement. Paramètres de nettoyage et récupération. C’est vous qu’il veut, sans détruire le véhicule. »

La voix de l’IA avait un léger accent de fatigue bien distillé, une forme de connivence factice pour le trio resté éveillé toute la nuit. Il semblait vouloir mettre en veilleuse son sarcasme frontal. Est-ce que cette machine pouvait connaître la peur ? Redoutait-elle d’être capturée à nouveau ?

« — Ses ordres sont de vous supprimer puis d’alerter sa base pour qu’ils viennent me récupérer. Compte tenu de l’intérêt que la Diamond me porte, c’est l’éventualité la plus probable. Il minimise les pertes humaines de leur côté tout en leur laissant le temps d’arriver sur place.

— Hey, JC, tu pourrais lui refaire le coup du hurlement s’il attaque à nouveau. »

La fatigue dans la voix de Kestrel n’était pas feinte, elle. Une lassitude intellectuelle chargée de drogue et de désespoir.

« — Peu probable. Il aura compris que je disposais de cet atout et il n’ouvrira plus ses communications. J’aurais bien tenté de l’infecter en me faisant passer pour une mise à jour de ses paramètres d’attaque, mais il me faudrait la clé pour entrer dans son système. Je ne l’ai pas. Toutefois, j’ai mis au point un stratagème qui nous permettrait de l’immobiliser temporairement, s’il revient.

— C’est à dire ? » demanda Shadow

« — Ce véhicule est pourvu d’appareils de mesure du champ magnétique. En dérivant la puissance des moteurs vers ces détecteurs et en reprogrammant leur logiciel, il est possible de les utiliser pour générer une impulsion brève mais puissante. Suffisante pour désactiver le drone pendant trois, peut-être quatre minutes, selon ses redondances internes. Vous devez néanmoins savoir que cette opération grillera les détecteurs, ainsi que le véhicule, pendant un long moment. Nous serons à la merci de l’ennemi si vous ne parvenez pas à le neutraliser durant ce laps de temps.

— Je me chargerai de lui. » répondit Shadow en extrayant un chargeur de son arme.

« — Peu probable. Tes augmentations ne supporteront pas l’impulsion, tu seras immobilisé durant toute l’opération.

— Pardon ? Hors de question !

— Donc vous allez mourir et je retournerai à la Diamond.

— Il doit y avoir une autre solution.

— Pas selon les données dont je dispose. Mais vas-y, te gène pas. Après tout, ton cerveau carbone est sensé être plus imaginatif qu’un vieux tas de silicium, non ? Alors impressionne-nous, l’humain, ou ce qu’il en reste. »

Apparemment, Shadow avait réussi l’exploit de vexer un programme. Comme si on avait le temps pour ce genre de conneries. Hey les mecs, réveillez-vous, les monstres tapent à vos portes, ils veulent vous manger ! Ce serait vraiment trop vous demander de vous bouger un peu le train plutôt que de bavasser ?

« — Il nous reste le Stuka. Il a encore une bombe dans la soute. Le drone sort, JC le grille, je l’explose, problème résolu. Il n’y a qu’à se planter dans un coin et l’attendre. » lança Turkey

« — L’impulsion désactivera le système de pilotage du RQ-87. Donc compte pas là dessus. » les interrompit l’IA. « — Faudra travailler à la main. Mais c’est votre truc, à vous les humains, n’est-ce pas ? Tabasser les méchants à grands coups de gourdins, le mode primitif. Vous vous en sortirez très bien. »

Shadow semblait vouloir s’entraîner sur le disque dur de JC, lui démontrer toute l’efficacité de son mode primitif. Il se calma en éjectant un chargeur vide et en le lançant à travers l’habitacle. Kestrel leva les mains au-dessus de sa tête, prêt à jouer les négociateurs de paix si nécessaire.

« — On s’en chargera. Avec Turkey. Okay, on est pas aussi bons que toi, mais on y arrivera à deux. »

Shadow laissa échapper un reniflement méprisant qui ne cachait pas tout le mépris qu’il ressentait envers l’analyste.

« — Mon disque dur sera déconnecté durant l’opération, lui aussi. Je ne vous serai d’aucune aide une fois la contre-mesure engagée. Cela dit, pas la peine de se faire cheveux blancs. Si l’itinéraire de Kestrel est bon, le drone ne s’approchera pas de nous à moins d’un kilomètre. Alors Kestrel, il est bon ton plan ? On peut compter sur toi ? »

Ça, c’était la question à 2000€ qu’il valait mieux ne pas poser. Parce que s’il devait être parfaitement honnête, Kestrel aurait répondu que non, il n’avait aucune confiance en son plan. Il n’avait aucune confiance dans sa propre fiabilité parce qu’au fond de lui Kestrel savait qu’il n’était qu’un tas de merde, incapable de quoi que ce soit d’utile. Mais il avait les deux pieds dedans, maintenant c’était cracher ou avaler. Vu qu’il n’y avait pas de meilleur plan que celui là.

Kestrel se demandait parfois où était passé l’ancien lui. Il avait déjà été cool, propre et efficace, mais ça faisait trop longtemps. L’opérateur star, hyper bon, le gros joueur qui montait dans le SSE. À quel moment ce boulot de merde avait pu le transformer en loque à ce point ? C’était pourtant pas compliqué d’espionner les gens !

Qu’est-ce qui t’as foutu dans cet état, Kestrel ?

Il monta sur le toit pour ne pas avoir à faire face aux autres, pour ne pas voir en eux le miroir de ses déceptions. Une belle nuit noire, tout ce qu’il y avait de plus silencieuse si on faisait l’effort d’oublier le ronflement du moteur électrique. Le genre de nuit où personne n’allait sortir d’un coin de rue pour désapprouver, pour juger. Seulement les étoiles qui à leur manière te disaient que tu n’étais rien, personne, un grain de poussière, mais que okay mec, t’avais le droit d’être là, de faire tes trucs, parce qu’au fond c’était pas si important que ça. Tu avais le droit. Kestrel avait enfin réussi à rouler son cône et le crama en pensant à ceux qu’il avait perdu.

Myrddin et Morgane, des gens sympas, mais impitoyables. Le couple de base, juste un peu à la droite de la loi, a priori. Des tueurs de sang froid, sans pitié. On pouvait vraiment croire en personne. Et pourtant ils valaient sans doute plus que lui. Ils ne doutaient pas de ce qu’il fallait faire, au moins.

Iridia, une torche allumée en permanence, qui cramait tout ce qui l’entourait. Kestrel n’arrivait pas à croire qu’elle soit morte comme ça, sans prévenir. Ça collait pas, il y avait quelque chose qui ne tenait pas debout. Elle aurait dû mourir au sommet d’une colline, entourée des dizaines de cadavres de ses ennemis. C’était comme ça que ça devait se passer. Pas broyée comme un sac de farine dans la carcasse d’un char. Ce n’était pas ainsi que les choses étaient prévues. L’ordre du monde, ou une connerie comme ça, ce qui était écrit.

Les étoiles le toléraient, tout le monde le tolérait. Mais personne n’en avait rien à foutre. Ses compagnons de route voyaient sans doute Kestrel comme un colis indésirable qui pouvait servir de temps en temps à régler de menus problèmes. Rien d’indispensable, rien de critique.

Si tu veux changer les choses, Kestrel, va falloir te bouger. Fini de faire semblant, tu dois entrer dans la partie, te poser à la table. Tu peux bien t’exiler dans le désert et jouer à l’aventurier, mais ça suffira jamais. Pas tant que tu regardes les événements se dérouler sans intervenir. Mais ça, tu le feras jamais, parce que t’es pas l’opérateur Kestrel, t’es le petit Stéphane, toujours planqué dans son appart minable, personne qui te considère sinon ton chien. Et ça te suffit bien, non ? Est-ce que t’as le cran de suivre ce chemin là ?

La nuit n’avait aucune réponse valable.

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