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Aigle Englouti : Chapitre 3

Aigle Englouti : Chapitre 3

28 décembre 2014 13 h 58 min0 comments

Chapitre 1 – Chapitre 2

Le signal d’alerte clignota à la périphérie gauche de son champ de vision, sur l’écran haute définition intégré à ses lunettes. Elle cligna deux fois de l’oeil pour faire afficher le message. Les détecteurs avaient repéré quelque chose à la bordure Est de la superstructure, au niveau des quais. Sans doute une mouette, ou un dauphin. Ou le sel qui mettait leur périmètre en rade. Mais c’était son boulot d’aller voir de quoi il en retournait.
« — Malékith, reste avec Stéphane. Ramène les oiseaux à l’Est, on a peut-être un problème. »
La jeune Indienne hocha à peine la tête, concentrée sur le pilotage des drones. Elle pouvait en gérer jusqu’à cinq à la fois, grâce à des manipulateurs haptiques, mais n’en avait amené que trois sur l’île. La performance restait impressionnante, on aurait dit qu’elle s’amusait. Sans répondre, le jeune Européen lança à Léa un regard mauvais. L’équipe ne l’avait pas ménagé cette semaine, lui faisant clairement comprendre qu’il n’était qu’un enfant, que l’EFE l’avait foutu dans leurs pattes pour les espionner. Elle prit le flécheur magnétique sur le bureau et colla le holster sous son aisselle avant de sortir, et activa son oreillette.
« — Kyong-Hee, tu es là ?
— Présente, chef ! Qu’est-ce qu’il y a ?
— On ne sait pas encore. Retrouve Zacarias et Cillian et rendez vous au quai Est. On a un écho bizarre au scanner.
— J’ai l’oeil éparpillé sur la table, ça peut pas attendre ? »
Kyong-Hee faisait preuve d’une précaution presque maniaque en ce qui concernait sa prothèse oculaire. Même sur un champ de bataille, elle trouvait le moyen de la démonter tous les jours et de nettoyer chaque lentille, en aveugle. Ce qui aurait énervé Léa si ça n’avait pas fait d’elle une des meilleures tireuse d’élite qu’elle ait connue.
« — J’ai pas envie que d’autres s’en mêlent. Il est temps qu’on se fasse un peu remarquer. Je vais protéger Nyobe.
— Reçu, j’y vais tout de suite. »
Léa se concentra quelques secondes, le temps d’activer son implant. En rouvrant les yeux, des phosphènes dansaient à la périphérie son regard. La glande de synthèse produisait de petites quantités d’amphétamines qu’elle pouvait relâcher à volonté. On lui avait dit qu’elle ne souffrirait pas d’effets secondaires, mais qui pouvait savoir ? En attendant, ça la rendait plus efficace, ce que désirait Smith. Et pour maintenir son niveau de vie, elle se devait d’accéder aux désirs de Smith.
Une onde de choc éclata au-dessus de sa tête.
« — Malékith, qu’est-ce qu’il se passe ?
— Un gros caillou qui tombe de l’orbite. Ils vont devoir le casser en plusieurs tirs. Saloperie… Ya des interférences magnétiques, j’ai du mal à piloter. »
Le canon électrique faisait un bruit d’enfer, comme si Léa s’était retrouvée sous les rails d’un train de marchandise. Elle dépassa l’ascenseur et grimpa l’escalier avec un mauvais pressentiment. Tout ça semblait trop bien coordonné. Même si ce n’était qu’une impression, elle sentait qu’il n’y avait pas qu’un simple fantôme dans la machine. Quelque chose approchait.
En entrant dans le laboratoire, elle fut saisie par la tension qui y régnait. Tout le monde avait quitté son travail en cours pour se masser autour d’un petit écran. On y retransmettait les images de la salle du contrôle au-dessus d’eux, inaccessible dans la zone NU. Comme si ça pouvait mal tourner. Nyobe était debout à l’arrière du groupe, les bras croisés, triturant un stylo en plastique entre ses mains. Léa s’approcha d’elle et s’éclaircit la voix.
« — Il faut que je vous parle.
— Qu’est-ce que vous voulez ? Vous n’avez rien à faire ici. » répondit Nyobe sans bouger. Elle l’avait jetée du laboratoire dix jours plus tôt, malgré les accès dont Léa disposait, prétextant qu’elle gênait les chercheurs. Léa s’en était plainte à Smith, qui lui avait clairement fait comprendre qu’elle devrait faire avec. Même si ça lui compliquait la vie.
Nyobe ne semblait pas plus heureuse de la voir qu’au premier jour.
« — Une menace potentielle. Vous êtes trop exposée ici, il faut me suivre.
— Hors de question.
— J’ai toute l’autorité pour…
— Vous n’en avez aucune. » répondit Nyobe avec dédain.
C’en était trop pour Léa, qui lui attrapa bras et la tira dans un coin de la salle. Celle-ci fit mine d’ouvrir la bouche pour protester. Léa la coupa.
« — Je me fous que vous ne m’appréciez pas, ou que vous n’aimiez pas vos patrons, Diana. Je ne suis pas ici pour me faire des amis. Mais si je vous dis qu’il existe un danger, vous devez m’écouter. Ou je vais devoir vous rendre la vie particulièrement difficile. C’est compris ? »
Nyobe faillit répondre quelque chose, mais se retint à temps. Sa bouche se tordit dans un rictus qui mélangeait une envie de répliquer et la conscience du risque. Elle préféra tourner le dos à Léa, vers un petit distributeur d’eau derrière elle. Après un moment de flottement, elle lui proposa un verre.
« — Les choses ne se déroulent pas comme prévu en orbite, et on pourrait avoir besoin de nous rapidement. Je ne pourrais pas quitter cette pièce si je le voulais.
— C’est si important que ça ?
— Si un fragment tombait sur Mexico, ça ferait des dégâts, oui. Même vous, vous pouvez comprendre ça. »
Léa inspira lentement en fermant les yeux. Après tout, rien dans sa mission ne l’obligeait à enfermer Nyobe dans un placard blindé. Et puis c’était bien la première fois qu’elle parvenait à obtenir un début d’approbation de sa part. Depuis leur arrivée, la chercheuse avait fait preuve d’une hostilité marquée à chacune de leurs rares rencontres, une hostilité que Léa n’avait pas su expliquer. Ça dépassait le simple refus des armes et de tout ce qui s’en rapprochait, tous ses efforts pour établir un contact avaient été sans succès. Depuis, Léa restait dans son coin et patientait en attendant qu’une mission plus intéressante lui soit confiée. Elle n’était pas du genre à se formaliser pour si peu.
On la haïssait dans de nombreux endroits, et pour de nombreuses raisons, sans que ça ne la perturbe.
« — Alors je reste ici, et personne n’entre sans mon autorisation. Les gens qui sont ici, vous pouvez répondre d’eux ?
— Ne vous en faites pas, Mademoiselle Fontaine, ils sont avec moi depuis le début de ce projet. » lança Nyobe dans un sarcasme. « — Essayez simplement de ne pas vous faire remarquer. »
Adossée à côté de la porte, Léa pouvait voir l’effervescence du groupe, l’incertitude de savoir si on pourrait intercepter à temps le rocher qui tombait à travers la stratosphère. Le calcul de trajectoire monopolisait les ressources informatiques, tandis que la faible connexion filaire avec le continent chargeait avec peine les données des radars au sol. Les claquements sourds du canon faisaient trembler les écrans des bureaux et les murs de béton imprimés. Elle sortit son smartphone pour vérifier les indicateurs du périmètres, mais la liaison avec la salle de contrôle et avec Malékith était mauvaise. Pareil pour l’équipe de Kyong-Hee, qui devait avoir atteint le quai. Le pressentiment commençait à lui remonter le long du dos. Cette impression que le danger approchait. Et qu’elle se trouvait seule dans le noir, naviguant à vue et essayant de ne pas couler sans bruit.
Les claquements à répétition s’arrêtèrent d’un coup, laissant place à un silence plus assourdissant que les explosions qui l’avait précédé. Léa se sentait chancelante, comme si son sens de l’équilibre avait été laminé par les coups de boutoir le long des murs. Un instant, pendant lequel tous reprirent leur souffle et se dévisagèrent, puis son oreillette grésilla.
« — Léa… Zacarias… Alerte !
— Eh merde… Kyong-Hee, rapport ! Parle-moi ! »
Encore de la statique, Léa passa sur le canal suivant.
— Malékith, au rapport !
— Léa, c’est dingue, le quai est en flammes ! J’ai plus rien sur les signes vitaux de Zac, Cillian et Kyong-Hee se replient, et j’ai perdu l’un des oiseaux.
— Mais qu’est-ce qu’il se passe, bordel ?
— Pas de visuel, il y a trop de fumée. Stéphane vient d’appeler une équipe des NU. Le réseau de l’île est mort et la zone du canon vient de se verrouiller. »
À ce moment-là, les néons s’éteignirent, plongeant le laboratoire dans une pénombre à peine éclairée par les quelques écrans encore allumés. Léa sortit son pistolet de son holster et démarra la batterie, afin de laisser aux accumulateurs le temps de se charger. Ils étaient censés s’activer en une seconde, mais les armes électromagnétiques pouvaient déconner. Prototype d’usine. Tous les agents préféraient partir avec une arme à feu classique, quand ils en avaient le choix.
Des murmures paniqués émanaient des scientifiques, mais Nyobe les fit immédiatement taire.
« — Derrière les bureaux, tout le monde. Vous n’en bougez pas à moins qu’on vous dise d’en sortir. »
Puis elle s’avança vers Léa et la prit à part.
« — Vous savez ce qui se passe ?
— L’île est verrouillée, des combats sur le quai Est. Mon équipe est sur place mais je n’arrive pas à les contacter.
— Vous pensez que cela nous concerne ?
— Qui sait ? Il y a des tas de trucs à voler sur cette île. Mais ça ne change rien. Pour le moment, on part du principe que c’est nous qui sommes visées. Personne ne rentre ou ne sort tant que la situation n’est pas clarifiée. »
Elle tourna la tête et essaya de détailler dans l’ombre le laboratoire, en s’appuyant sur les souvenirs ténus qu’elle avait de son entrée.
« — Je vais couvrir la porte devant vous. Restez avec le groupe et essayez de les maintenir au calme, que je puisse avoir une ligne de tir dégagée. Avec un peu de chance, on s’en sortira. »
Nyobe hocha la tête sans rien ajouter, puis passa la main sur une poche arrière pour en ressortir un petit automatique noir. Elle éjecta le chargeur, le vérifia, puis le replaça et arma l’arme d’un geste sec. Léa la dévisagea.
« — Je croyais que vous n’aimiez pas les armes.
— Je n’aime pas les gens qui font commerce de leur capacité à s’en servir, Mademoiselle Fontaine. Ce qui ne veut pas dire que je suis incapable de me défendre, si c’est nécessaire. »
Léa haussa les épaules en assentiment, puis alla se réfugier derrière un lourd bureau qu’elle renversa en travers du laboratoire, négligeant la protestation d’un scientifique qui voyait ses affaires répandues au sol. Les communications avec Malékith restaient éparses, celles avec l’équipe sur le quai inexistantes. Elle était dans le noir, au propre comme au figuré. Ne restait plus qu’une attente propice aux questions et aux doutes. Et si tout cela n’avait rien à voir avec elle ? Et si elle dégommait la première personne à rentrer ici, pour déclencher un incident diplomatique par la mort d’un agent des Nations Unies ? Et si, au contraire, une armée entrait par cette porte pour lui faire la peau, avant de massacrer toutes les personnes de cette pièce ?
Avait-elle oublié de fermer la porte à clé ?
Elle n’eut pas le temps de répondre à cette dernière question, car son esprit se tendit en entendant un “clac” métallique caractéristique dans le couloir. Elle hurla un avertissement inaudible, couvert par le bruit de tonnerre d’une charge de démolition de qualité militaire qui fit proprement voler la porte hors de ses gonds. Recroquevillée derrière le bureau, encore sonnée par l’explosion, des ordres lancés d’une voix sèche lui parvinrent, derrière le sifflement dans ses oreilles dû au brusque changement de pression. En se relevant, elle vit un homme dans le cadre de la porte, une cagoule sur le visage, le corps renforcé d’une armure tactique intégrale, un fusil à pompe dans les mains.
Puis l’implant libéra dans ses veines les composés raffinés qu’il sécrétait depuis qu’elle l’avait activé. Les amphétamines strictement calibrées sublimèrent les points d’impact potentiels, et avant qu’elle n’ait eu le temps d’y penser, elle tenait son arme devant elle. Les projectiles à haute vélocité filèrent dans un aboiement strident pour découper l’armure comme du papier.
Une arme peu fiable, certes, mais terriblement efficace.
Elle se releva, encore à moitié accroupie derrière son couvert, et lâcha une rafale qui traversa le ventre du type pour ressortir et perforer la cuisse de son compagnon. Les deux hommes s’affalèrent ensemble en travers de l’encadrement, puis furent tirés en arrière par des mains invisibles. Le calme retomba, et avec lui la poussière arrachée des multiples impacts dans le bois aggloméré. L’attention erratique de Léa se fixa une seconde sur la structure en alvéoles sous l’enduit éclaté des murs. Comme une ruche. On avait fabriqué cette île comme une ruche.
Dans le brouillard au ralenti des amphétamines, elle sentait plus qu’elle ne voyait Nyobe se placer sur la droite pour la couvrir. Sa poigne était assurée, concentrée. L’entrée deviendrait un charnier pour quiconque s’en approcherait. Nyobe repoussa nerveusement ses cheveux derrière la prothèse qui lui emplissait l’oreille.
« — Fontaine, ça va ? »
Léa leva une main pour la faire taire. Moins leurs assaillants en sauraient, mieux ce serait. D’où est-ce qu’ils sortaient ? D’abord une explosion sur le quai, puis une attaque au plus haut niveau de la tour, juste en-dessous du canon. Mais ils ne pouvaient pas atteindre la coupole d’ici, alors pourquoi, dans quel but ? C’est alors qu’un soleil miniature éclata devant ses yeux. Elle n’avait pas entendu la grenade incapacitante tomber au sol. Elle tenta sans succès de couvrir ses yeux de son bras. Sa vision se figea, elle tomba en arrière, désorientée. Ses oreilles ne rendaient plus qu’un sifflement suraigu, et l’impression diffuse que du sang en coulait. Dans la confusion, elle vida la moitié de son chargeur devant elle, comptant sur l’entraînement et son métabolisme gonflé pour dissuader les attaquants.
Cela fut suffisant pour qu’elle retrouve la vue lorsqu’une forme noire sauta sur elle, enjambant le bureau pour lui tomber dessus. La rage et la douleur se cristallisèrent dans le poing qu’elle lui plaça dans la mâchoire. Le type chancela, ce qui laissa le temps à Léa de le pousser au sol, de sortir le couteau qu’elle avait à la jambe et de le lui planter dans la gorge. L’oreille interne en vrac, elle retomba et sentit confusément son arme heurter son omoplate. Le sol lui semblait glisser sous ses mains. Puis le son revint, le claquement de l’automatique de Nyobe, qui s’était relevée avant elle, et qui essayait de repousser les assaillants.
Il y en avait trop.
Un coup de pied dans le ventre l’envoya contre un pied de table vissé au sol, un autre fit éclater sa lèvre inférieure. Sous le choc, elle se recroquevilla par instinct. Les coups s’abattirent encore sur ses jambes et ses bras avant de s’arrêter brusquement, tandis qu’un homme reculait précipitamment. Sa capuche avait été arrachée pendant la bagarre. Léa le trouva jeune, à peine la moitié de son âge. Sans doute Européen, les cheveux noirs, le visage typé italien peut-être. Dans le cou, un tatouage en forme de crâne souriant, avec un haut de forme. Son air de surprise aurait pu être comique s’il n’avait pas déjà été en train de relever son fusil. Sans lui en laisser le temps, Léa fonça en avant, tête la première, pour lui rentrer dans l’estomac. Une fois à terre, elle s’acharna à coups de poings sur son visage, espérant le faire éclater comme un fruit trop mûr.
« — Fontaine ! Fontaine, arrêtez ! »
Une voix aux accents paniqués. Une main à la peau noire qui retenait son bras de frapper encore. Léa se sentit très fatiguée. Plus épuisée qu’elle ne l’avait jamais été. Ses yeux dilatés parcoururent le laboratoire alors qu’elle lâchait le corps inerte, desserrant ses doigts tremblants. Des impacts sur les meubles et les murs. Un groupe de blouses blanches autour d’un d’entre eux, son bras pissait le sang, on l’avait assis dans un coin. Léa se releva, désorientée, incapable de reprendre ses esprits.
« — Fontaine, allons, reprenez-vous. Vous m’entendez ? Ça va aller ?
— Je… Oui, je… Qu’est-ce que… Où sont-ils ?
— La sécurité est dans le couloir, elle les a fait fuir. »
Léa perçu plus qu’elle ne vit les hommes de la sécurité, dans leurs uniformes des Nations Unies, remplir la salle. À la porte, Hélène Gauthier s’engueulait avec un type. Léa trébucha, la tête lourde, et se retint à une étagère. Les phosphènes emplissaient sa vision comme jamais, le sol tanguait sous ses pieds. Un goût de fer humide dans la bouche. Elle espéra qu’elle n’avait pas les dents déchaussées.
« — Vous vous êtes mis dans un de ces états, regardez-vous.
— C’est si moche que ça ? » répliqua Léa dans un souffle.
« — Vous avez déjà été en meilleure forme, à vrai dire. »
Du coin de l’oeil, elle vit son reflet dans un écran perforé. L’hématome lui couvrait un bon quart du visage, son teint était livide. Elle se reconnaissait à peine dans ce miroir.
« — Pas trop mal, pour une vieille, hein ? » essaya-t-elle de blaguer.
Une toux douloureuse monta dans sa gorge, elle porta la main à sa bouche. Pour y découvrir d’épaisses coulées de sang.
« — Bordel… »
C’est ce moment là que ses jambes choisirent pour la lâcher, et son front rencontra le béton dans une flopée d’étoiles. Alors que la drogue quittait son système nerveux, elle commençait à ressentir la douleur au ventre. Une balle, ou peut-être plusieurs. Un impact que le voile d’amphétamine avait étouffé, mais qui venait de ressurgir.
Le monde devenait flou et elle se sentait partir. Elle n’avait qu’à peine conscience de la voix de Nyobe qui venait de s’accroupir auprès d’elle.
« — Un médecin ! Vite, venez, elle a pris une balle dans le ventre ! Léa, restez avec moi, nom de dieu. Réveillez-vous ! »
Des gens autour d’elle, l’impression qu’on la retournait, mais son cerveau n’interprétait plus rien. Tout était trouble et elle avait de plus en plus froid, une chair de poule qui la faisait trembler, se convulser par intermittence. Puis ce ne fût même plus des voix, mais plutôt des bruits indistincts dans la nuits, des chuchotements. Et enfin, elle s’évanouit.

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